Football – U17 nationaux – 2ème journée – Annecy-Strasbourg (4-3)
Une délivrance complètement renversante !

Texte et photos : Romain Réal
Il peut se passer de très bonnes choses un dimanche en fin de matinée sur un terrain de football. Les jeunes Annéciens se mesuraient à un des nombreux centres de formation présents dans sa poule et ils sont passés par tous les états.
Dimanche 30 août 2026 – Annecy – Parc des Sports A2 – 180 spectateurs. Arbitres : Bontron, Cherfa, Carette.
F.C.Annecy bat R.C.Strasbourg Alsace 4-3 (1-2).
Buts : Yahi (44e), Leveque (54e, Voiland), Perrin (77e, Janati Idrissi), Abbassi (90e+4) pour Annecy, Kharmoud (4e), Ibouanga (28e), Himer (69e) pour Strasbourg.
Avertissements : Janati Idrissi (45e) pour Annecy, Cisse (39e), Mouhous Bacchini (90e+5)
F.C.Annecy : Onubogu, Perrin, Saidi, Yahi, Mille (Le Dren Dupraz, 75e), Voiland (Boina, 75e), Piegay (Ngolombi, 67e, Abdelli, Abbassi, Janati Idrissi, Leveque (Tuison, 62e). Entraîneur : Pitard.
R.C.Strasbourg Alsace : Kaya Ziada, Kharmoud (Lopez Delgado, 80e), Cisse (Jaf, 80e), Bacchini, Okitepongo, Lanis, Floricourt, Bouataoun (Tandia, 65e), Gribi, Ibouanga, Polo (Himer, 65e). Entraîneur : Lacour.
Des débuts à sens unique
La première demie heure appartenait sans concession aux Alsaciens. Ils ouvraient le score très tôt, avec réussite par le latéral gauche Kharmoud qui concluait un ballon revenu sur lui après une sortie de terrain rapide d’Ibouanga devancé par Mille (0-1, 4e). A l’image des duels gagnés par les centraux Bacchini et Cissé et du milieu défensif Lanis, Strasbourg faisait parler sa supériorité physique et technique pour monopoliser le ballon. Annecy était en dessous, trop timide, en retard dans les timings, à perdre ses premières passes. Les Bleus enchaînaient les occasions par le jeu à trois de Floricourt, Bouataoun et Gribi dont la frappe puissante était sortie par le plongeon d’Onubogu sur sa gauche ou encore la barre transversale touchée par Polo sur un tir contré à l’entrée de la surface. C’est donc en toute logique que les visiteurs doublaient la mise par l’inévitable ailier droit Ibouanga qui prenait de vitesse Saidi et concluait sans problème (0-2, 28e).

Un renversement soudain
De façon irrationnelle, cette première période, jusqu’alors à sens unique, prenait une toute autre tournure. Venu de nulle part, un long ballon trouvait le bon appel d’Abbassi qui partait seul au but avant d’être fauché par Cissé aux trente mètres, seulement sanctionné d’un avertissement (39e). Un épisode qui rappelait à tout le monde que tout peut se passer à tout moment dans ce sport. Le Fécé trouvait un temps fort : la première occasion de Levêque trouvé par le centre d’Abdelli butait trop proche du gardien (41e), la tête de Mille isolé sur corner passait au dessus, Levêque seul sur la gauche à six mètres ne cadrait pas sa frappe au sol (42e). Le rush rouge était récompensé juste avant la pause par la frappe puissante de Yahi qui récupérait un deuxième ballon sur corner (1-2, 44e). Le changement de momentum se confirmait au retour des vestiaires jusqu’à l’égalisation de Levêque parfaitement décalé par Voiland après une intervention musclée dans le rond central et une fixation d’école (2-2, 54e).

Le Fécé est allé chercher l’irrationnel
La fébrilité, l’énervement et la panique laissaient alors place à du bon football côté strasbourgeois. Ibouanga et Polo combinaient avec confiance mais butaient sur Onubogu et Saidi (57e). Malgré le poteau touché par Janati Idrissi (63e), c’est en toute logique que les visiteurs reprenaient le score grâce à l’impact immédiat des remplaçants entrés cinq minutes plus tôt : Tandia lançait Kharmoud côté gauche dont la frappe était repoussée par Onubogu dans les pieds de Himer dans la cage vide (2-3, 69e). Au moment où Strasbourg semblait pouvoir définitivement reprendre le contrôle de la partie, le capitaine annécien Perrin piquait le ballon dans les pieds d’Okitepongo avec l’aide du pressing de Janati Idrissi, poursuivait sa course sans complexe côté gauche et frappait à l’entrée de la surface, hors de portée du gardien (3-3, 77e). L’occupation était haut-savoyarde sur les dernières minutes mais il fallait un arrêt décisif d’Onubogu sur Himer puis un pied trop ouvert par Tandia après un une-deux avec Kharmoud (89e) pour rester dans le match.
Ce match complètement fou basculait dans une autre dimension au bout des arrêts de jeu quand le milieu de terrain annécien gagnait un duel appuyé pour lancer Abbassi seul sur le côté gauche qui repiquait au centre, feintait le gardien au sol, dribblait le défenseur central et marquait dans le but vide (4-3, 94e). La célébration des joueurs de Julien Pitard était à la hauteur de ce scenario complètement inimaginable après trente minutes de jeu, une première victoire fondatrice et référence pour cette génération 2010/2011.

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